À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a pris la parole lors d’une rencontre organisée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG). À cette tribune, il a vivement condamné les actions criminelles des milices houthies visant le Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que les agressions iraniennes menaçant la stabilité des pays membres du CCG.
Le ministre a également exprimé la condamnation ferme par le Maroc des actes hostiles portant atteinte à la liberté de navigation dans les corridors maritimes, soulignant que ces pratiques visent à exercer un chantage et à servir les intérêts de parties tierces.
Nasser Bourita a mis en exergue le caractère de plus en plus urgent que revêt la problématique des groupes armés non étatiques. Selon lui, ces entités ont évolué pour devenir des acteurs sophistiqués, capables d’exploiter les faiblesses des États, de franchir les frontières et d’interconnecter divers théâtres de conflits.
Le chef de la diplomatie marocaine a insisté sur l’ampleur de cette menace, particulièrement en Afrique. Au cours des douze derniers mois, environ 24 000 décès ont été directement liés aux actes de violence perpétrés par ces groupes armés sur le continent.
M. Bourita a en outre attiré l’attention sur la convergence croissante entre les groupes terroristes, les mouvements séparatistes et les réseaux criminels. Il a également abordé le phénomène de la « guerre par procuration », notant que certains États utilisent des acteurs armés pour atteindre des objectifs stratégiques, allant jusqu’à leur offrir des sanctuaires en violation flagrante du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies.
Face à ces développements alarmants, le ministre a exhorté la communauté internationale à agir de manière proactive. Il a appelé à un renforcement de la coopération pour contrer le financement de ces groupes, le transfert d’armes, le trafic illicite et tout soutien extérieur dont ils bénéficient.
Dans ce contexte, Nasser Bourita a plaidé pour une obligation de rendre compte accrue, visant à combler les failles qui permettent aux intermédiaires d’agir en toute impunité. Il a souligné que les États parrains de ces groupes portent une responsabilité juridique, politique et morale, étant les principaux bénéficiaires de leurs activités déstabilisatrices.
En conclusion, le ministre a affirmé que la responsabilité collective ne doit pas seulement se limiter à contenir ces acteurs. Elle doit impérativement viser à les empêcher d’influencer l’issue des conflits futurs, afin de préserver fermement la souveraineté des États, leur intégrité territoriale, ainsi que la sécurité et la dignité de leurs populations.






