À l’approche des échéances électorales, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a rendu public son programme pour les élections des membres de la Chambre des représentants. Ce document stratégique décline des réformes transversales touchant à l’ensemble des piliers du développement national.
Santé et Éducation : Des investissements massifs
Dans le secteur de la santé, le parti ambitionne de généraliser l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) pour couvrir 8,5 millions de citoyens supplémentaires d’ici fin 2028. Ce chantier sera accompagné d’un renforcement des ressources humaines, visant le recrutement de 15 000 médecins et 33 500 infirmiers. Sur le plan éducatif, le PPS propose l’embauche annuelle de 18 000 enseignants, l’équipement de 30 000 salles de classe supplémentaires, ainsi qu’une stratégie pour intégrer au moins une université marocaine parmi les 500 meilleures au niveau mondial, tout en réduisant de moitié le décrochage scolaire.
Emploi et Pouvoir d’achat
Pour lutter contre le chômage, le programme prévoit la création d’un million d’emplois en cinq ans pour faire passer le taux de chômage sous la barre des 10 %. Le parti insiste sur la professionnalisation des services de proximité et l’extension de la couverture sociale aux travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs. Pour améliorer le pouvoir d’achat, le PPS préconise une hausse de 15 % du SMIG, du SMAG et des salaires des fonctionnaires, une aide sociale de 1 000 dirhams par mois pour les familles nécessiteuses, une bourse de rentrée scolaire de 1 000 dirhams et la création d’un conseil consultatif pour le dialogue social.
Culture, Sport et Souveraineté
En matière culturelle, le PPS envisage des « chèques culture » de 1 000 dirhams pour les familles à revenu limité, la généralisation de l’éducation artistique et la création de 400 structures culturelles diverses. Le sport n’est pas en reste avec l’objectif de 5 000 terrains de proximité et l’instauration de quatre heures hebdomadaires d’éducation physique. Sur le plan économique, le parti vise à porter la part de l’industrie à 20 % du PIB et à réduire de moitié le déficit de la balance commerciale, tout en s’attaquant au secteur informel.
Réformes fiscales, Eau et Environnement
Le volet fiscal propose de relever le seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu à 60 000 dirhams et d’instaurer une taxe solidaire sur la fortune. Concernant le stress hydrique, le parti mise sur le dessalement de l’eau de mer (1,7 milliard de m³ par an) et le recyclage des eaux usées. La souveraineté alimentaire est également une priorité, avec l’objectif de garantir l’autosuffisance en fruits, légumes et protéines animales.
Société, Institutions et Droits
Le PPS propose de réduire le déficit en logements de 350 000 à moins de 200 000 unités. Sur le plan numérique, il ambitionne 300 000 emplois dans les métiers du digital et une administration 100 % dématérialisée. Le programme insiste également sur le renforcement des institutions constitutionnelles, la mise en œuvre effective de l’amazigh, ainsi que la promotion de l’égalité hommes-femmes, incluant l’abolition du mariage des mineures. Enfin, le parti accorde une attention particulière aux Marocains du monde et prône une citoyenneté responsable via des sanctions alternatives à visée éducative.







